YAMBI - The Road to Mont Blanc.

YAMBI - The Road to Mont Blanc.

5 min de lecture

Qu’est-ce que Yambi ? 

Yambi est une association fondée en 2020 par Clélia Compas spécialiste des questions migratoires (consultante au bureau de  l’ONU en Thaïlande, puis elle entreprend un doctorat en études migratoires à l’University of Sussex). 

Le but de l’association est de nouer des liens humains, de renforcer le pouvoir d’agir des personnes réfugiées et d'accélérer leur intégration dans la société d’accueil grâce à des activités de montagne. 

The Road to Mont Blanc. 

Aujourd’hui ils se lancent un nouveau défi : permettre à 5 personnes réfugiées de réaliser l’ascension Mont Blanc en Juillet 2021. 

À ce jour aucune personne réfugiée n’a jamais gravi le Mont Blanc, cette aventure sera donc une première.

Dans cette expédition ils seront accompagnés de guides professionnels de haute montagne, mais aussi de Marion Haerty (triple championne du monde de snowboard free ride), de Léo Slemett (champion du monde de ski free ride), de Clélia Compas (fondatrice de l’association), de Vincent Darré (Co-photographe) ainsi que du Dr Christine Janin (première française à avoir gravi l’Everest et marraine de l’association.)

L’ascension sera réalisée sur un système de binôme associant une personne réfugiée à une personne locale. Les binômes s’entraîneront à partir d’avril 2021 et graviront ensemble le Mont Blanc sur la même cordée.

Le but de l’expédition ? 

Réaliser un documentaire et une exposition photo pour sensibiliser l’opinion publique à la cause des personnes réfugiées en exploitant la force du parallèle symbolique entre l’effort requis pour gravir le Mont Blanc et la difficulté du chemin vers l’intégration dans une société d’accueil.

Conformément aux principes d’inclusion et de co-création régissant l’ensemble des activités de l’association de YAMBI, la conception du documentaire associera des personnes réfugiées et des locaux (réalisation, cadrage, composition musicale). 

Et pour aller plus loin. 

Le documentaire et l’exposition photo serviront d’appui pour une collecte de fonds pour ouvrir un café solidaire à Annecy dans lequel les employés seraient des personnes réfugiées. Le café servirait de lieu de formation où les personnes réfugiées pourraient se préparer aux métiers du service avant d’aller travailler pour d’autres établissements. Ce lieu servirait également de salle de classe où des cours de français seraient dispensés régulièrement en dehors des horaires d’ouverture du café.

Comment Feed.back soutient le projet ? 

Feed.back accompagne le projet à travers une aide financière pour l'achat d'équipement spécialisé et pour financer un des guides de haute montagne qui encadrera l'expédition. Mais aussi à travers une aide matérielle. En effet après un test de nos barres Original et Sport en condition réelle (entraînement en haute altitude) les participants ont souhaité être accompagnés sur la partie nutrition. C'est pourquoi nous avons mis à leur disposition 130 repas pratiques et équilibrés pour les aider lors de l'ascension. 

 

Portraits. 

Jomah Khan, le rêveur.

Originaire de Bamiyan, la capitale du Hazarajat en Afghanistan, Jomah appartient à l’éthnie des Hazaras. Cette éthnie est souvent victime de persécutions, d’enlèvement et de massacres. Il quitte Kaboul à 18 ans et passe trois ans et demi en Suède avant de se voir refuser le statut de réfugié politique. Craignant d’être rapatrié en Afghanistan, il arrive finalement en France. Comme tous les demandeurs d’asile, Jomah Khan ne peut pas travailler et fait face à une grande solitude. Il veut se tenir sur le toit des Alpes, au sommet de son nouveau chez lui, pour se prouver que c’est ici que sa vie se fera.

 

Grace, l’artiste.

Grace est née en Ukraine à Kharkov de parents congolais ayant fui le Congo suite à la chute de Monbutu. Les conditions de vie pour des noirs africains sont difficiles en Ukraine. Victime de discrimination ethnique, le gouvernement ukrainien demande l’expulsion de ses parents en 2014 vers leur pays d’origine, le Congo. Pour éviter le même sort, Grace et son frère quittent l’Ukraine en 2017 et rejoignent la France où leurs demandes d’asile sont acceptées. " La vie est un enchaînement d’épreuves et de sommets, c’est ça qui en fait la puissance quelque part. "

Sikou, le bosseur.

À peine sorti de l’adolescence, Sikou n’entrevoit d’autre option que de quitter son Mali natale pour échapper aux massacres communautaires qui se multiplient dans un contexte de guerre civile. Il tente ça chance et traverse la mer méditéranée. Il survit à la traversée et arrive en France en 2019. Sikou à fait une demande d’asile, sans réponse à ce jour. Il souhaite démarrer au plus vite une activée professionnelle en tant que maçon ou électricien. La montagne est sa soupape de décompression, lui permettant de s’évader et d’oublier ses problèmes le temps d’un instant.

Quambar, le champion.

Comme Jomah Khan, Qambar est afghan et appartient à l’ethnie des Hazaras. Lui aussi a fui son pays, les talibans, l’État islamique et les persécutions. Sa demande de protection par l’État français ayant été acceptée, il enchaîne les petits boulots puis se voit licencié comme beaucoup d’autres des suites de la crise du COVID-19. Le sport est son échappatoire, c’est ce qui lui permet d’évacuer, de surmonter les angoisses du quotidien. Il est même considéré comme une « star » dans le petit milieu des réfugiés afghans d’Annecy grâce à ses exploits sportifs (la Maxi Race, la Maxi Snow et la Sainte Lyon). Ce sommet du Mont Blanc est pour Qambar un objectif sportif avec cette folle envie de courir pour vivre et d’être considéré comme les autres.

Abdul Saboor, le co-photographe.

Né en 1992, à Nagrahar en Afghanistan, Abdul Saboor doit subvenir à ses besoins dès son plus jeune âge. Il travaille avec l’armée américaine pendant 6 ans. Recherché par les Talibans, il est obligé de fuir son pays.Toujours équipé d’un appareil photo, il immortalise le périple de son exil, de ses deux années passées à traverser l’Europe jusqu’à la France. Toujours équipé d’un appareil photo, il immortalise le périple de son exil, de ses deux années passées à traverser l’Europe jusqu’à la France. Ses photographies sont exposées en Serbie, en Espagne, en Angleterre, en Pologne et en France dans les vitrines du Ministère de la Culture, à la Cité des Mots etc.

Ensemble ils vont prouver que tout est possible. Peu importe d’où l’on vient. Et Feed.back les aidera à toucher les étoiles.

Article suivant.

Podcast Infinite Learner

Podcast Infinite Learner

Lire l’article