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Pascal Martinot-Lagarde : récupération après blessure.

Pascal Martinot-Lagarde : récupération après blessure.

Témoignages. Ambassadeurs. 13.01.2020

Champion du monde 2019 du 110 m haies, Pascal Martinot-Lagarde est un sportif de haut niveau, qui malheureusement, s’est blessé.

En mai 2019, Pascal Martinot-Lagarde a subi une déchirure de l’adducteur de la jambe gauche qui l’a obligé à annuler sa course en Ligue de Diamant à Montgeron et Stanford (Californie).

Il nous explique comment il s’est blessé, comment il s’en est remis et nous parle de son ambition et de sa détermination pour réussir ce qu’il entreprend.

Comment t’es-tu blessé en 2019 ?

Je me suis blessé lors d’un entraînement. La veille, j’avais fait une séance de musculation (surtout des fentes) très intense, peut-être trop intense. Le lendemain, j’ai enchaîné sur un entraînement haie.

Malheureusement, mon muscle était trop rapide, c’est comme ça que je me suis déchiré l’adducteur de la jambe gauche.

Lorsque tu te blesses, stoppes-tu ton entraînement ? Modifies-tu ton alimentation ?

Lorsque l’on se blesse, il ne faut surtout pas stopper son activité physique. La reprise serait trop compliquée. Il faut juste adapter son entraînement à sa blessure.

Par exemple, je remplace la course par le vélo ou la piscine pour ne pas solliciter trop violemment le muscle blessé.

Concernant l’alimentation, je fais attention à la quantité et à la qualité de mes glucides mais je continue à prendre le même apport en protéines et en lipides.

Comment te soignes-tu lors d’une blessure ?

Je fais des séances de kinésithérapie quotidiennement, en alternant les exercices excentriques et concentriques pour favoriser une récupération rapide et optimale.

Je fais aussi de la técarthérapie. Le principe de base est de permettre la stimulation des mécanismes naturels d’auto-réparation du corps humain. C’est un procédé très innovant qui permet la régénération des articulations et des muscles. Cette méthode permet aussi le renouvellement des cellules plus rapidement.

Je fais de la cryothérapie. Le principe est d’entrer dans un sas à -60°C puis dans une chambre à -110°C dans laquelle il faut rester 3 à 4 minutes pour que le corps puisse réagir. Ce froid très intense permet la vaso-constriction ce qui fait bouger les lésions et permet de les soigner plus rapidement.

Je ne change pas mon alimentation mais je fais attention à mon apport en protéines et en lipides. Je veille à consommer des oméga 3 en quantité suffisante car ils ont un effet anti-inflammatoires. Concernant les glucides, je les limite un peu car mon entraînement est différent. Par contre, lorsque je suis blessé, je m’hydrate encore plus qu’en temps normal.

As-tu pensé à renoncer lorsque tu étais blessé ?

Dans ces moments-là, il faut être revanchard. Renoncer n’est absolument pas une option. On se remet en question pour, non seulement que ça n’arrive plus, et également pour revenir plus fort que jamais.

Se blesser n’est-il pas la pire crainte d’un grand sportif ?

Mon manager me disait parfois « un sportif de haut niveau est un blessé en sursis ». Ça fait malheureusement parti de notre carrière. Le mental est la clé pour s’en sortir, il ne faut jamais laisser place aux doutes. Il faut toujours se dire « je vais revenir encore plus fort et montrer à tous de quoi je suis capable » – même si la situation incite à penser que je suis démuni, je vais faire ce que je peux pour me relever.

Quoi qu’il arrive la plus grosse motivation est le rêve. Le rêve de devenir n°1 mais aussi de faire rêver tous ceux qui nous supportent, qui stressent derrière leur écran. On vit des émotions folles que seul le sport peut nous procurer.

As-tu un secret pour récupérer plus rapidement ?

Mon secret, c’est le sommeil. C’est primordial. Je suis très régulier : je me couche toujours à la même heure et je me mets en condition pour être plus rapidement et plus longtemps dans une phase de sommeil profond.

J’utilise un appareil, Dreem, qui m’aide à calculer ces phases de sommeil profond. La particularité c’est que lorsque je suis dans l’une de ces phases, une musique apaisante s’enclenche.

Ce sont des électrodes que je mets sur la tête et ça m’aide beaucoup.

Personnellement, je dors dans une chambre assez fraîche. La température est de 17-18°C, cela me permet de mieux dormir et d’avoir un sommeil récupérateur.

En plus d’un bon sommeil, il faut continuer à s’entraîner.

Quel est ton entraînement type hors blessure ?

Mon entraînement se compose de deux séances de musculation par semaine. Lors de ces séances, je cherche à faire des mouvements explosifs, c’est-à-dire que je vais plutôt chercher la vitesse que la force.

Par exemple, je ne prends pas de charges lourdes, je fais des demi-squats, plutôt que des squats entiers, car c’est la position de départ des courses de sauts de haies pour partir plus rapidement.

En plus de cela, je fais une séance « warrior » durant laquelle je favorise cette fois-ci la vitesse ainsi qu’une séance que j’appelle « haie », c’est-à-dire en condition réelle.

Feed. t’aide-t-il pendant ta récupération ? Si oui, comment ?

Oui Feed. m’aide à conserver un bon apport en protéines, lipides, vitamines et minéraux – car les recettes sont équilibrées. Généralement, je prends la gamme Original et je rajoute une cuillère de whey ; ou je prends la gamme Sport directement. Cela permet de contrôler mon alimentation et d’apporter précisément ce dont mon corps a besoin.

J’en prend déjà quotidiennement et lorsque je suis blessé, j’évite de faire varier mon alimentation.

Comment consommes-tu Feed. au quotidien ?

Aujourd’hui, j’ai une cuisine, je peux donc cuisiner un peu plus !

Avant je consommais 1 produit tous les jours. Actuellement, j’en suis à deux fois par semaine.

Par contre Feed. continue de m’accompagner dans tous mes déplacements professionnels ou personnels. J’ai toujours un Feed. dans mon sac, au cas où.

Quel est ton leitmotiv pour toujours te relever, ne jamais renoncer et continuer à avancer ?

Il y a un dicton qui dit que : « les absents ont toujours tort ». Lorsque je suis blessé, je suis absent. Je suis littéralement sur le banc de touche pendant que les autres sont sur le terrain. Dans ces moments, il faut se remettre en question pour que cela n’arrive plus et revenir plus fort que jamais.

En résume

En résume

Lorsque l’on aime et que l’on veut vraiment quelque chose, il faut toujours continuer à persévérer pour revenir sur le terrain et tout gagner.